Histoire

La forteresse de la famille Grimaldi

Dans sa conception d'origine, ce fortin édifié vers 1300 par Rainier Grimaldi, Seigneur de Cagnes et Amiral de France, est uniquement destiné au guet et à la défense.
Pendant deux siècles, le château soutiendra ainsi sièges et assauts avant d'être transformé vers 1620 par le Baron Jean-Henri Grimaldi en demeure seigneuriale alliant le confort et la richesse d'un palais.
C'est de cette période que datent les transformations visibles depuis l'extérieur : l'escalier monumental à double volée, la porte monumentale avec encadrement de marbre surmontée d'un balcon d'honneur, et les grandes fenêtres qui ont remplacé les archères.


Acquis par la ville en 1937, devenu musée municipal en 1946 puis classé Monument Historique en 1948, il sert aujourd'hui d'écrin somptueux aux collections du musée de l'olivier, à la Donation Solidor et à de nombreuses expositions temporaires d'art contemporain.

 

 



Les vestiges des remparts

Le village médiéval, stratégiquement perché au sommet de l'éperon rocheux de la colline, occupe une position de défense naturelle qui domine la plaine et la baie des Anges du Cap Ferrat au Cap d'Antibes.
Ces murailles défensives, de construction assez grossière, n'avaient de résistance que grâce à leur épaisseur massive de 3 m en moyenne à la base et 1 m au sommet. Elles enclavaient le bourg dans une forme de fer à cheval aux branches inégales, qui suivait le relief accidenté du terrain.
Ces remparts témoignent du passé mouvementé d'une zone frontalière convoitée, puisque le fleuve Var tout proche constitua pendant très longtemps, de 1388 à 1860, la frontière naturelle entre Comté de Provence et pays niçois, c'est-à-dire entre le Royaume de France et les Etats de la Maison de Savoie (actuelle Italie).

Les habitants utilisent alors les murailles écroulées comme carrière de pierres et réutilisent les matériaux pour construire leurs maisons à l'emplacement des remparts devenus inutiles. Ils percent portes et fenêtres dans les pans de muraille encore debouts, qu'ils intègrent dans leurs granges et habitations.